La langue arabe
L’arabe provient de la famille des langues sémitiques, l’un des plus anciens groupes de langues (il a plus de 3000 ans d’histoire). Environ 225 millions de personnes à travers le monde arabe parlent l’arabe.Dialectes
Il y a trois formes principales d’arabe. La forme officielle est l’arabe moderne qui est la langue de l’information et celle que tout le monde parle. La conversation quotidienne est basée sur l’arabe familier qui est complètement différent de l’arabe courant et qui comprend des dialectes parfois incompréhensibles l’un avec l’autre. Par exemple, les dialectes du Moyen-Orient et le Maghreb sont considérés comme deux langues distinctes et sont si différents que les gens vivant dans ces deux régions ne peuvent pas communiquer entre eux. Enfin, il y a la forme la plus formelle de l’arabe qui est la langue du Coran (Qur’an) et de la littérature.Cette cohabitation de langues différentes est appelée "diglossie" (qui veut littéralement dire deux langues). Dans le cas de l’arabe, le phénomène est dû au fait qu’à côté de l’arabe moderne (forme courante extrêmement codifiée de la langue), ses dialectes primaires se sont développés en langues répandues (les nombreux dialectes de l’arabe parlé). Le même phénomène se produit dans la coexistence du latin écrit et des langues romanes parlées comme le français, l’italien et l’espagnol.
Histoire
Les origines de l’arabe remontent à 3 milliers d’années, d’un groupe de langues appelée la famille des langues sémitiques. Les origines exactes de la famille des langues sémitiques doivent être encore prouvées, mais il est à peu près certain qu’elles se sont développées en Méditerranée, en particulier dans les côtes orientales et dans les vallées du Tigre et de l’Euphrate.Le premier document d’arabe écrit est daté du IVème siècle avant JC, mais c’est seulement après le VIIème siècle qu’il prospéra comme langue majeure. Réellement, dans cette période, l’arabe devint la langue du Coran et l’Islam commença son essor comme l’une des plus fortes religions existantes. Au même moment, l’empire arabe étendait de plus en plus ses territoires et l’arabe devint la langue de la puissance. L’arabe a toujours été étroitement lié à la religion et associé au sacré; en conséquence, des changements dans sa structure et dans son vocabulaire n’ont jamais été fréquentes et beaucoup d’académies normatives de la langue ont été créées à travers le monde arabe (Le Caire, Damas, Bagdad et Amman) avec pour fonction le contrôle de la langue.
A la différence du passé, l’arabe entre, de nos jours, dans un lent processus de modernisation et a incorporé des termes de marque nouvelle qui n’existaient pas auparavant. De plus, seulement depuis peu, les deux langues arabes courantes et parlées ont commencé à intégrer des mots familiers, donnant une énergie à la renaissance de la langue. Malheureusement, l’étude de ce processus n’a commencé que récemment, ainsi, nous devrions attendre quelques années encore pour des études plus détaillées du phénomène.
Littérature
La première forme de littérature arabe est une collection de poèmes (500 avant JC) qui furent lus à voix haute et transmis oralement. Ces premiers travaux suivaient une structure libre car les normes de la poésie ne furent établies qu’au VIIIème siècle et elles n’ont plus changé depuis.La période Nahada ou Renaissance fut fondamentale aussi pour la prose, depuis qu’elle donna l’essor à un renouveau littéraire qui se termina par la naissance du nouveau roman arabe moderne. La prose se développa suivant deux lignes : la première, la ligne néo-classique, s’inspirait des travaux écrits des siècles précédents comme la Maqam ou les Mille et une nuits. La deuxième dite moderniste commença par des traductions de romans populaires occidentaux et produisit plus tard des travaux originaux basés sur le roman classique, même si ne fut écrite aucune œuvre pertinente particulière.
Le roman moderne connut son âge d’or au XXème siècle, avec des écrivains comme Naguib Mahfouz, prix Nobel de littérature en 1988.



